PODCAST – Après le Québec, cap sur la Californie pour cette troisième saison d’Ailleurs. À Los Angeles et Beverly Hills, nous suivons nos insiders – Diana Wright, productrice média du Hollywood Sign Trust, et Sara Scrimshaw, historienne du Greystone Mansion – à travers les lieux emblématiques et les symboles qui ont façonné le rêve hollywoodien. Une entrée en matière cinématographique pour un voyage au long cours sur la côte ouest.
Passer la publicité Passer la publicité
C’est à Los Angeles, sur la côte ouest des États-Unis, que débute notre road trip californien. Une évidence tant la ville incarne, à elle seule, le rêve hollywoodien. Studios mythiques, collines iconiques, demeures de légende : ce premier épisode d’Ailleurs Californie, notre podcast immersif, explore la culture cinématographique qui a fait la renommée mondiale de l’État doré.
Première étape incontournable : Hollywood et son célèbre panneau, perché sur les hauteurs du parc Griffith. Monument centenaire devenu symbole universel, «the Sign» raconte à lui seul une histoire digne d’un scénario de cinéma. Aux côtés de Diana Wright, productrice média du Hollywood Sign Trust, nous nous offrons un accès exceptionnel au plus près des lettres géantes. L’occasion de revenir sur la naissance inattendue de ce panneau publicitaire devenu icône mondiale. «Je pense qu’il représente vraiment le rêve hollywoodien qui devient réalité, parce qu’à l’origine ce panneau n’était qu’un simple panneau publicitaire. Il était censé ne durer qu’un an, nous confie Diana. Il a été construit en 1923 pour attirer les gens hors de la route et les amener dans ce quartier afin d’y acheter des terrains et des maisons».
Depuis les collines, le panorama sur l’immensité de Los Angeles impressionne autant qu’il fascine. Une mégapole tentaculaire où la nature sauvage côtoie l’une des plus puissantes industries culturelles au monde.
Ce que l’on connaît aujourd’hui comme Hollywood, c’est aussi là que beaucoup de tournages avaient lieu
Sara Scrimshaw, historienne passionnée, gardienne du Greystone Mansion
Parenthèse suspendue refermée, l’itinéraire se poursuit vers un second haut lieu du patrimoine cinématographique américain. Au cœur du quartier légendaire de Beverly Hills, nous poussons les portes du Greystone Mansion. Construit à la fin des années 1920 pour la famille Doheny, ce vaste manoir à l’élégance britannique incarne à lui seul l’âge d’or d’Hollywood.
Nous y retrouvons Sara Scrimshaw, historienne passionnée, gardienne de cette propriété bientôt centenaire. «À l’époque, Los Angeles n’était pas vraiment développé donc on tournait sur place, un peu partout dans la ville. Ce que l’on connaît aujourd’hui comme Hollywood, c’est aussi là que beaucoup de tournages avaient lieu», nous explique Sara. Sous son regard, le site se révèle être un musée à ciel ouvert où l’histoire du cinéma s’écrit encore. De La Vie est belle à The Big Lebowski en passant par Pretty Woman ou There Will Be Blood, le manoir a traversé les époques et les styles, incarnant tour à tour l’Europe, la côte Est ou le faste hollywoodien.
Au fil des échanges, se dessine l’évolution du cinéma dans la région, de l’âge d’or des grands studios aux productions contemporaines, mais aussi une ville à la vitalité culturelle foisonnante, bien au-delà du septième art. Théâtres, musées, danse : la culture irrigue chaque quartier. Nous quittons Beverly Hills le regard encore habité par le rêve hollywoodien, prêts à poursuivre notre voyage à travers la Californie.
Originally published at Le Figaro Voyage

